Lise Couzinier

artiste plasticienne – photographe

Jardinage humain (2007)

jardinagehumain©LiseCouzinier

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Scénographie

Adaptation du textes de Rodrigo Garcia.

Dans l’univers violent, fragmenté et contradictoire d’une société consommatrice décervelante, deux femmes et deux hommes évoluent tant bien que mal, de case en case, et, qu’ils s’évitent ou se heurtent les uns aux autres, ils subissent toujours les règles d’un jeu impitoyable. Avant que ce jeu ne vire au massacre, ils cherchent à dire leurs peurs, leurs rêves ou leurs révoltes. Si le titre évoque la maxime de Candide ce n’est que par une inversion ironique : ce ne sont plus les jardins ou l’esprit qu’on cultive, mais les têtes des hommes qu’on manipule.

Compagnie Capharnaüm. Mise en scène de Mathieu Lisart. Théâtre Ainsi de Suite à Aix-en-Provence.

Human Gardening (2007)

In the violent, fragmented and contradictory world of a brainwashed consumer society, two women and two men evolve somehow, from box to box, and, whether they avoid themselves or collide with each other, they always undergo the rules of a ruthless game. Before this game turns to a massacre, they try to tell their fears, their dreams or their revolts. If the title refers to the maxim of Candide, is only through an ironic inversion: it is no longer the gardens or the mind that we cultivate but the heads of the men that we manipulate.

Translation © by Nathalie Letullier, http://www.oui-dizajn.si.

Extrait du texte de Rodrigo Garcia

“Avant tu étais avec une personne, tu lui parlais et cette personne te regardait en pensant à autre
chose… Maintenant ce n’est plus pareil : cette même personne à table, sous ton nez, reçoit des
appels téléphoniques ou envoie des messages. Chaque fois que j’aurai rendez-vous, j’emporterai
avec moi Le voyage au bout de la nuit, 400 pages ! Au cas où.”
“Mon chien, je l’aime comme un chien, pas comme une personne. Je ne sais pas si je l’aime plus
ou moins qu’une personne mais je l’aime comme un chien et pas comme une personne. Je veux
que ce soit clair. Je ne suis pas taré.”
“La nature animale est du domaine concret. La nature humaine représente la liberté c’est-à-dire la
capacité de choisir, parmi toutes les options, la pire.”
“Je me suis noyé dans un verre d’eau, j’ai marché dans le sable, face au vent. J’ai volé, mordu,
palpité, trahi, triché, et ça s’est vu. J’ai promis de ne plus faire pareil, j’ai refait pareil…”.
Rodrigo Garcia dit tout ce qui lui passe par la tête. Tout. Il est le naturel absolu. C’est un fou
dangereux, un parfait humaniste qui a compris qu’on était dans un monde dangereux et fou. Un
monde qu’il aime tout en le détestant parce qu’il aime la vie. Un sage en quelque sorte. Et c’est
pour ça qu’il est fâché, et c’est pour ça qu’il est drôle. Sa propre colère l’amuse et l’exalte. Le tient
debout. Comme Alévêque ? Tiens, tiens ?

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Cette entrée a été publiée le novembre 22, 2013 par dans SCENOGRAPHIES, et est taguée , , .
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