Lise Couzinier

artiste plasticienne – photographe

L’écritoire à Vertiges

VUE ECRITOIREInstallation de Lise Couzinier et Olivier Lubeck

L’Ecritoire à Vertiges est une œuvre immersive qui invite le public à vivre une expérience poétique, dans un jeu de reflets et de perceptions où se croisent les vertiges de la mise en abîme et ceux de l’écriture.

L’installation est composée de colonnes rectangulaires en miroirs et de rondins de bois plaçant la nature au centre de l’œuvre. Les visiteurs peuvent déambuler de manière contemplative et se poser pour écrire…

Une œuvre immersive

L’installation affiche d’emblée une scénographie architecturale vertigineuse.
Elle se présente comme un théâtre de reflets et de mouvements où le visiteur se voit à l’infini et se perd dans la multiplicité de sa propre image.
Le temps d’un vertige, il la confond avec celles des autres pour apprécier le lien qui se créé  entre les individus lorsqu’ils font l’expérience d’« une sorte d’identité universelle  à tous les hommes », évoquée par Jean Genet (L’atelier d’Alberto Giacometti, Gallimard, 1963).

« Son regard n‘était pas d’un autre : c’était le mien que je rencontrais dans une glace, par inadvertance et dans la solitude et l’oubli de moi ».  Jean Genet

L’installation modifie également la perception de son environnement, qui à son tour, nourrit le reflet de ses 32 miroirs. Elle ressemble ainsi à ce qui l’entoure et se fond dans le paysage jusqu’à donner une sensation de transparence, voire de disparition.

Ce phénomène est d’autant plus troublant que la porosité du dispositif permet de la traverser. En déambulant à l’extérieur comme à l’intérieur, le public devient acteur d’une dynamique qu’il anime par son déplacement. Il est comme absorbé par les surfaces de l’installation jusqu’à faire partie intégrante de l’œuvre …

ecritoire 2

La Nature au centre

L’Ecritoire à Vertiges questionne notre rapport à l’environnement et tente de renouer le dialogue avec la Nature…

Positionnés au cœur de l’installation, les rondins de bois témoignent, par leur simple présence, d’une volonté de mettre l’écologie au centre de la réflexion.
Ils accueillent le public, l’invitant à se poser et à repenser les liens qui l’unissent à la Nature.

Lorsque l’homme est absent de l’œuvre, seuls les rondins de bois demeurent, représentants les vestiges d’une forêt. Ce tableau renvoie l’image symbolique d’un paysage désolé, qui aurait subi les agissements néfastes de l’homme jusqu’à provoquer sa propre perte…

« La nature est par définition le complexe vivant dans lequel l’être humain doit enfin trouver sa juste place s’il ne veut être éradiqué par ses propres erreurs ». Pierre Rabhi

Dimension participative

L’installation possède la spécificité d’être un écritoire. Le public a donc la possibilité de recourir à cette fonctionnalité. Dans le cadre de cette proposition, une carte postale avec une note d’intention des auteurs, est créée pour accompagner chaque projet d’exposition. Elle est mise à disposition pour servir de support d’écriture. Une fois rédigée et postée sur place, elle est affranchie gratuitement. La liberté offerte par l’écritoire prend ainsi toute sa dimension.

Ces correspondances laissent entrevoir une mise en perspective qui dépasse le propre territoire de l’œuvre. Les productions des visiteurs nourrissent une part invisible du projet et se déploient sans limite géographique, matérialisées par l’envoi de la carte postale. Contre toute idée reçue, le bilan carbone de cet envoi (16 g de CO2) est plus respectueux de l’environnement que l’envoi d’un mail avec une pièce jointe de 1 MO (19 g de CO2).

Implanté dans l’espace public, L’Ecritoire à Vertiges devient une œuvre d’art collective démocratisée, une « sculpture sociale » pour citer Joseph Beuys. Ce dernier affirmait que « tout homme est un artiste », signifiant ainsi que chacun possède des facultés créatrices qu’il faut discerner et cultiver…

« Nous avons besoin de ce sol sur lequel tout homme se ressent et se reconnait comme créature créatrice, agissant sur le monde. La formule « tout homme est un artiste », qui a suscité beaucoup de colère et que l’on continue à mal comprendre, se réfère à la transformation du corps social. Tout homme peut, et même doit, prendre part à cette transformation pour que nous puissions la mener bien aussi vite que possible.» Joseph Beuys

 

Un espace ouvert

 

La mise en scène poétique de L’Ecritoire à Vertiges est une source d’inspiration qui peut nourrir la création d’autres d’artistes.

En collaboration avec les auteurs, d’autres modes d’expressions artistiques peuvent ainsi trouver leur place au sein de l’écritoire pour atteindre d’autres vertiges et d’autres rêves (la littérature, le théâtre, le cinéma, l’art numérique, la danse, la musique, la philosophie, la gastronomie …).

Une installation évolutive

L’installation est modulable pour épouser au mieux le champ des possibles…

Chaque exposition donne l’occasion de repenser la forme de l’installation en fonction de la nature du projet et de la dimension architecturale du lieu choisi.

L’Ecritoire à Vertiges peut se décliner de différentes manières, d’un format resserré et intimiste, à un format plus déployé permettant d’accueillir le public à la manière d’une agora.

L’Ecritoire à Vertiges est une production de l’association Visualise, en collaboration avec Les Correspondances de Manosque, La Friche Belle de Mai et l’Atelier Calas Architecture à Marseille.

Télécharger le dossier de présentation : Dossier Ecritoire

Contact : galerievisualise@gmail.com

0620566205 / 0671389659

Nous remercions chaleureusement la société Eurasia trading international pour son soutien logistique au projet.

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Copyright Lise Couzinier

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